HYPOTHÈSE 4 – ontologie de l’ennemi, guerre froide et environnement
¶ 1 Leave a comment on paragraph 1 0 Le récit de la compétition généralisée dont l’une des versions est le conflit unilatéral entre des bons et des méchants, s’est appliqué à une vaste multitude de domaines aux États-Unis, dans la continuité de la Seconde guerre mondiale. Ce récit a donné lieu à ce que Peter Galison a appelé les “sciences manichéennes“.
¶ 2 Leave a comment on paragraph 2 0 Appliqué à l’écologie, ce discours a donné lieu à une critique unilalérale des communs et à une recherche de la sélection des plus aptes dans le contexte d’un discours sur la surpopulation. Allant de pair avec une critique de l’État providence, ce discours idéologique prétend défendre les plus aptes dans la grande bataille de l’existence.
¶ 3 Leave a comment on paragraph 3 0 On trouve des résurgences de ce discours dans les récits et témoignages liés aux apparitions extra-terrestres. Ces récits issus de personnes souvent formées dans le contexte des sciences manichéennes, adopte la même structure de discours…
¶ 4 Leave a comment on paragraph 4 0 L’environnementalisme et le discours de la guerre
¶ 5 Leave a comment on paragraph 5 0 Comme le rappelle F. Locher, l’environnementalisme américain a eu des liens étroits et complexes à la Guerre froide. Il rappelle dans son article comment Hardin, le biologiste à la base de la mise en question radicale des communs dans les années 1960 (cf. F. Locher, Les pâturages de la guerre froide : Garrett Hardin et la “tragédie des communs“). Hardin est un partisan déterminé de l’eugénisme positif (favoriser la reproduction de certains individus) et négatif (empêcher la reproduction de certains individus). Sa lecture de la théorie de l’évolution est basé sur la compétition entre groupes, individus, espèces, bref, sur la conflictualité. Les sociétés, les écosystèmes sont des champs de bataille
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¶ 8 Leave a comment on paragraph 8 0 Le discours sur les extra-terrestres, tel qu’il est incoporé dans la stratégie militaire s’intègre dans les Disaster studies.
¶ 9 Leave a comment on paragraph 9 0 Un bon exemple est le discours produit par une personne appartenant à la génération des sciences manichéennes : le Colonel Corso à la différence du biologiste Hardin qui applique les sciences manichéennes à la question de la surpopulation, Corso applique ces mêmes sciences à l’étranger radical : l’extra-terrestre.
¶ 10 Leave a comment on paragraph 10 0 Corso a fait partie du Psychological Strategy Board (PSB) de 1953 à 1954, c’est-à-dire de l’office en charge de la guerre psychologique comme le rappelle un mémorandum du FBI. Cet office avait notamment la charge de développer les stratégies de guerre psychologique en réponse au phénomène ovni.
¶ 11 Leave a comment on paragraph 11 0 Expert en guerre psychologique, il a publié, longtemps après sa sortie officielle de l’armée, un ouvrage appelé The Day After Roswell (1997).
¶ 12 Leave a comment on paragraph 12 0 “La Guerre Froide permit à ces Superpuissances de préparer des défenses contre les Extraterrestres sans ne jamais rien révéler au public.
¶ 13 Leave a comment on paragraph 13 0 Si vous étudiez la période, les archives elles-mêmes montrent qu’il y avait un autre ordre du jour pendant la Guerre Froide. Après tout, pourquoi chaque côté avait-il dix fois plus d’ogives que nécessaires afin de détruire l’arsenal nucléaire de l’autre côté ainsi que ses zones habitées ?
¶ 14 Leave a comment on paragraph 14 0 La vraie histoire derrière l’immense arsenal d’ogives, l’énorme flotte de bombes et les plate- formes sous-marines ICBM que chaque côté avait déployé, était celle de la menace que les Extraterrestres feraient s’ils occupaient une partie de notre planète. Ils avaient ainsi le pouvoir de les faire disparaître.
¶ 15 Leave a comment on paragraph 15 0 Si les Extraterrestres avaient voulu attaquer les USA ou la Russie pour rendre un arsenal inopérant, ils avaient assez de missiles restant pour leurs faire payer le prix de vouloir commencer une guerre.” (P Corso – Le jour apres Roswell, p.41)
¶ 17 Leave a comment on paragraph 17 0 “Peut-être que le crash de Roswell qui nous a permis de développer la base de la technologie des systèmes d’armes pour protéger notre planète des EBEs, était aussi le mécanisme pour une implantation, réussie, d’une forme de vie non-humaine qui survit d’hôte en hôte comme un virus, un Ebola digital, que les hommes emmèneront un jour sur une autre planète. Á moins que, quelqu’un ne veuille implanter le parfait espion ou mécanisme de sabotage dans une autre Culture ? Dès lors l’implantation des microprocesseurs dans notre technologie par les EBEs serait la méthode parfaite.
Peut-être que le crash de Roswell en 1947 était un événement qui attendait d’arriver, comme un fruit empoisonné tombant d’un arbre sur le sol. Le fruit une fois mordu, le poison ferait effet.” (P Corso – Le jour apres Roswell, p.65)
Les conclusions qui devraient être tirées de la théorie de Corso, sont que les découvertes de John Bardeen et Schockley dans les semi-conducteurs ne seraient que des exploitations d’objets extra-terrestres. (http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Bardeen)
(On trouve une référence de “digital Ebola guerrilla” p156 du livre Sonic Warfare, peut-être une piste sur le coté alien du rythme… dans la lignée des virus sonores de l’Electronic Guerrilla de Burroughs… Sonic Warfare)
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